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Débat universitaire : La FDPU commémore les 25 ans de la constitution malienne

 

Le 25 février 1992, le  président de la transition Amadou Toumani TOURE promulguait la  constitution issue de la conférence nationale et qui venait d’être approuvée par référendum. Avec cette nouvelle constitution,  notre pays tournait le dos au régime de parti unique et entrait dans l’ère de la démocratie multipartite.
25 ans après, notre démocratie a connu des hauts et des bas et a traversé une crise majeure en 2012.
C’est pour  parler des acquis, mais aussi des faiblesses de cette démocratie que la Faculté de Droit Public (FDPU) de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques (USJPB) a organisé samedi 25 février 2017. C’est ce jour anniversaire de la promulgation de la Constitution que la FDPU, à travers le Laboratoire d’études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local a organisé une journée de réflexion sur les 25 ans de la constitution de la IIIème République. C’était lors d’une cérémonie à la FDPU sous la présidence du Pr Moussa Djiré, Recteur de l’USJPB et en présence de M’Pèrè Diarra, Conseiller à la Cour Constitutionnelle, des professeurs de droit, de plusieurs juristes et d’étudiants en droit
Dans son mot de bienvenue, le Pr Bakary Camara, Doyen de la FDPU a relevé à place éminente de la loi fondamentale dans un pays. « La Constitution est « la boussole et le gouvernail d’un Etat. Elle définit, garantie et  régule les institutions ».
Porteuse d’innovation en son temps, la Constitution du 25 février 1992 a survécu à une crise majeure en 2012. Aujourd’hui il est temps de la soumettre à l’analyse des juristes et de se poser des questions.
Ouvrant les travaux, le Pr Moussa Djiré s’est réjoui de la tenue de cette journée et a salué le retour du débat à la maison. Pour lui, le débat intellectuel ne peut avoir meilleur cadre que l’espace universitaire. Ce cadre est le mieux approprié pour porter la réflexion scientifique. Les universitaires doivent se féliciter de ce retour. Il les invite à se saisir des occasions comme celles-ci pour mener la réflexion. 
Une quinzaine de communications étaient inscrites au programme de la journée.
« La naissance de la Constitution  du 25 février  1992 » a été présentée par Dr Mamadou Lamine dembele.
« La rédaction multilatérale de la Constitution du 25 février 1992 par la Conférence nationale » par Dr Madou NIMAGA
«Le constitutionalisme au Mali entre mimétisme et syncrétisme » par Dr Yacouba KONE
« La légitimité des gouvernants dans le système constitutionnel des pays d’Afrique francophone : l’exemple de la constitution du Mali du 25 février 1992 »  par  dr Paul traore
« Le contrôle de constitutionalité des lois dans la constitution du 25 février 1992 » par Dr Mohamed KEITA
 « Constitution et contentieux électoral» avec Dr Allaye NIANGALY
« L’effectivité de la protection des droits et libertés publiques par la Constitution du  25 février 1992 » avec  Dr Jermie coulibaly
« La violation des droits fondamentaux garanties  par la constitution malienne  en milieux universitaires » par Dr Moussa Moise SANGARE
Présentation (suivie de discussions) du livre : « Penser l’Etat, penser la jeunesse » avec Dr Tiefing SISSOKO (Auteur)
«Quelles réformes pour la Constitution du Mali» avec  Dr Fousseyni DOUMBIA
« Analyses critiques du projet de réforme constitutionnelle de l’ex président Amadou Toumany TOURE » par Dr Brahima FOMBA
« La Constitution malienne du 25 février 1992 au prisme du droit pénal» avec Pr KANSAYE  Boureima
« La déchéance de l’Etat de Droit au Mali : 1992 - 2014 » par Pr Bakary CAMARA
« La Constitution du 25 février 1992, 25 ans après : chronique d’une  mort annoncée » par Dr Souleymane DE
« L’Avenir de la 3e République du Mali » avec Dr Boubacar DIAWARA
« Le Senat à l’orée de la révision constitutionnelle » par Dr Ibrahim Boubacar SOW.
Toutes ces communications ont faits l’objet de débats très animés avec le public.

La Constitution du 25 février 1992 qui a consacrée l'avènement de l’Illème République du Mali est l'une des constitutions africaines qui ont fait leur preuve face à l'épreuve du temps.

Le régime qu'elle a institué et l'identité républicaine qu'elle affiche, depuis bientôt un quart de siècle au reste du monde correspondent-ils à l'unité nationale que l'on tente de reconstruire par l'Accord pour la paix?
Dans un contexte de «diffusion mondiale du constitutionnalisme pluraliste et démocratique, véhiculé par une idéologie transnationale et par un nombre de relais doctrinaux et institutionnels, étatiques et internationaux», cette question mérite notre attention puisqu'elle s'insère sur le plan régional dans un « espace d'isomorphisme constitutionnel» en perpétuel mouvement.
Issue d'un processus national de « sédimentation constitutionnelle », d'un processus de transition de la dictature à la démocratie, voulue par le Peuple souverain du Mali, organisée et exprimée par la Conférence nationale de 1991, la Constitution du 25 février a connu une perte de vitalité suite aux évènements de mars 2012. Cependant, les autorités maliennes s'apprêtent à organiser une autre conférence pour réviser le texte constitutionnel. Et c'est dans ce cadre que la Faculté de droit public a décidé d'organiser une journée de réflexion pour commémorer le 25 février 2017 les 25 ans de la Constitution.

Cette journée vise à susciter un débat entre universitaires sur les enjeux de la révision. C'est pourquoi, le Décanat de la Faculté de droit public lance un appel à communication. Les thèmes de communications doivent être en relation directe avec un domaine traite par la constitution.

SOURCE : CCPU


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